Les Brodeuses de Vieux-Fort
Embroidering-machines of Vieux-Fort

 Une tradition ancestrale dont l'origine exacte est méconnue des membres de l'association des Brodeuses de Vieux-Fort.

Cette association, qui a vu le jour en 1980 à l'initiative de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Basse-Terre, fêtera son vingtième anniversaire cette année.
 An ancestral tradition whose exact origin is ignored members of the association of the Embroidering of Old man-Extremely.

This association, which was born in 1980 on the initiative of the Chamber of Commerce and Industry of Vieux Fort, will celebrate its twentiethn anniversary this year.

 

 

 

Madame Morville, Présidente de l'association, nous fait partager sa passion pour cet art :

Le type de broderie que nous réalisons dans la commune de Vieux-Fort est une exclusivité, non seulement en Guadeloupe mais aussi dans toute la Caraïbe.

Ce n'est pas à proprement dit une broderie, ce sont des jours (composition de motifs destinés à créer de multiples ouvrages à partir d'une toile de lin "ajourée" sur laquelle ont a tiré sur les fils)

Je ne connais pas l'origine exacte de cette tradition mais nous sommes les seules femmes en Guadeloupe qui avons su préservé ce patrimoine, que nous tenons à sauvegarder car c'est quelque chose de rare, et qui est entièrement fait à la main.

Tous les articles en exposition dans notre salle sont à vendre car ils représentent le travail des brodeuses.

De plus, pour la survie de l'Association, une commission de 20% est prélevée sur chaque vente.

Cette commission nous permet d'acheter les papiers d'emballage et les articles de bureau.

Il nous arrive d'exposer en dehors de la Guadeloupe.
Lorsque nous sommes allés dans les îles qui nous entourent, à la rencontre d'autres brodeuses, nous avons constaté que bien que leur technique soit également manuelle, leur travail ne ressemblent en rien à celui que nous réalisons.

Nous avons aussi exposé dans plusieurs villes de la Métropole, dont La Rochelle et Bailleux, ville de la dentelle. Les dentellières de Bailleux étaient très étonnées par notre travail qui ressemble à la "Rose" mais dont les méthodes de travail sont différentes.

Donc, pour nous il apparaît que notre manière de travailler est unique.

Nous réalisons des travaux à façon, sur commande, depuis le petit mouchoir jusqu'au service de table, en passant par la lingerie, les costumes, les robes de baptême, la layette, les trousseaux de mariage.

Le travail de broderie est fastidieux, deux à trois semaines sont nécessaires pour confectionner un chemisier, deux à trois mois pour une nappe ajourée.

Beaucoup de gens apprécient encore notre manière de travailler d'autant plus dans la période rétro dans laquelle nous vivons.

Nous cherchons à nous développer sur la Martinique où nous avons été sollicité pour transmettre notre savoir-faire.

Nous leur avons consacré trois séances d'initiation et nous gardons un contact très étroit avec les brodeuses Martiniquaises, nous nous rendons visite mutuellement.

Propos recueillis par C. Gilon

 Mrs Morville, President of association, make us share her passion for this art:

The type of embroidery that we carry out in the commune of Old man-Extremely is an exclusiveness, not only in Guadeloupe but also in all the Caribbean one.

It is not with itself an embroidery, they are days (composition of reasons intended to create multiple works starting from an " openwork " fabric of flax on which have drew on wire)

I do not know the exact origin of this tradition but we are the only women in Guadeloupe who knew preserved this inheritance, that we make a point of backing up because it is something of rare, and which is entirely done with the
hand.

All the articles in exposure in our room are to be sold because they represent the work of the embroidering.

Moreover, for the survival of Association, a commission of 20% is taken on each sale.

This commission allows us to buy the packing papers and the office accessories.

It sometimes happens to us to expose apart from the Guadeloupe. When we went in the islands which surround us, with the meeting of other embroidering, we noted that although their technique is also manual, their work resemble of nothing that which we carry out.

We also exposed in several cities of the Metropolis, of which La Rochelle and Bailleux, city of lace. The lacemakers of Bailleux were very astonished by our work which resembles to the " Rose " but from which the working methods are different.

Thus, for us it appears that our manner of working is single.

We complete contract works, on command, from the small handkerchief the set of table linen, while passing by the linen room, the costumes, the christening robes, the thin layer, the trousseaus of marriage.

The work of embroidery is tiresome, two to three weeks are necessary to make a shirt maker, two to three months for an openwork tablecloth.

Many people still appreciate our manner all the more of working during the retro time in which we live.

We seek to develop us on Martinique where we were solicited to transmit our know-how.

We devoted three meetings of initiation to them and we keep a very close contact with the embroidering machines Martiniquaises, we go visit mutually.

Remarks collected by C Gilon